L’obtention d’un permis de construire constitue une étape importante d’un projet immobilier. Mais avant et pendant les travaux, le bénéficiaire doit respecter certaines obligations, notamment concernant l’affichage de l’autorisation sur le terrain.
Cet affichage permet d’informer les tiers de l’existence du projet. Il joue également un rôle essentiel dans le calcul des délais de recours.
Le constat d’affichage de permis de construire, réalisé par un commissaire de justice (ex-huissier), permet de conserver une preuve objective des conditions matérielles d’affichage aux dates de ses interventions.
Cette démarche concerne notamment les particuliers, les promoteurs immobiliers, les constructeurs et les maîtres d’ouvrage à Lyon et dans sa région.
Pourquoi réaliser un constat d’affichage de permis de construire ?
L’affichage d’une autorisation d’urbanisme doit respecter plusieurs exigences réglementaires.
Le panneau doit notamment être visible depuis la voie publique ou un espace ouvert au public et comporter les mentions obligatoires.
En cas de contestation, le bénéficiaire de l’autorisation peut être amené à prouver la régularité et la continuité de cet affichage.
Le commissaire de justice peut alors constater :
- La présence effective du panneau sur le terrain.
- Sa position et sa visibilité depuis l’extérieur.
- Les informations qui y figurent.
- La lisibilité des mentions.
- Les conditions matérielles observées à la date de l’intervention.
Ces observations sont consignées dans un procès-verbal.
Le constat constitue un moyen de preuve, mais ne garantit pas à lui seul la régularité juridique de l’autorisation ni l’absence de recours.
Quelles sont les obligations d’affichage d’un permis de construire ?
L’affichage des autorisations d’urbanisme est notamment encadré par les articles R. 424-15 et A. 424-15 et suivants du Code de l’urbanisme.
Le panneau réglementaire doit présenter des dimensions supérieures à 80 centimètres et être visible depuis l’extérieur.
Il comporte notamment, selon l’autorisation et la nature du projet, l’identité du bénéficiaire, le numéro et la date de l’autorisation, la nature du projet, la superficie du terrain ainsi que d’autres mentions réglementaires.
Les informations relatives aux droits de recours doivent également figurer sur le panneau.
L’affichage doit être réalisé dès la notification de l’autorisation ou dès son acquisition tacite, selon les circonstances.
Il doit être maintenu pendant toute la durée du chantier, et pendant au moins deux mois sans interruption lorsque les travaux durent moins longtemps.
Pendant combien de temps faut-il afficher un permis de construire ?
L’article R. 600-2 du Code de l’urbanisme prévoit que le délai de recours contentieux des tiers court à compter du premier jour d’une période continue de deux mois d’affichage régulier sur le terrain.
| Situation | Principe applicable |
| Obtention du permis | Affichage dès la notification ou l’acquisition de l’autorisation |
| Durée du délai de recours contentieux des tiers | En principe, deux mois à compter du premier jour d’une période continue de deux mois d’affichage régulier |
| Pendant les travaux | Maintien du panneau pendant le chantier |
| Travaux de courte durée | Affichage continu pendant au moins deux mois |
| Preuve de l’affichage | Photographies, témoignages, constats ou autres éléments recevables |
Il est important de distinguer le respect de l’obligation d’affichage et la preuve de sa continuité.
Comment se déroule un constat d’affichage de permis de construire ?
Première intervention : constater l’installation du panneau
Le commissaire de justice se rend sur le terrain afin de relever la présence du panneau, les informations affichées et sa visibilité.
Il peut réaliser des photographies pour illustrer les constatations.
Deuxième intervention : documenter le maintien de l’affichage
Un passage intermédiaire peut être organisé pour conserver une preuve supplémentaire de la présence du panneau.
Cette intervention contribue à documenter la période d’affichage, sans démontrer à elle seule une continuité absolue entre deux dates.
Troisième intervention : constater l’affichage en fin de période
Une nouvelle intervention à l’issue des deux mois peut compléter les constatations précédentes.
La réalisation de trois passages constitue une pratique probatoire courante, mais aucun texte ne l’impose de manière générale.
Un drone ou une vidéo immersive sont-ils utiles pour un constat d’affichage ?
Pour un panneau de permis de construire, les photographies classiques réalisées depuis les espaces accessibles au public sont généralement suffisantes.
Le commissaire de justice doit avant tout constater la présence, le contenu et la visibilité du panneau dans les conditions prévues par la réglementation.
Dans certaines opérations immobilières de grande envergure, des prises de vues complémentaires peuvent toutefois aider à documenter l’environnement du terrain ou la configuration générale du chantier.
Un drone peut, sous réserve des conditions réglementaires, être utilisé pour observer certains éléments extérieurs du site.
Une vidéo immersive à 360° peut également servir à conserver une représentation de son environnement.
Ces outils ne remplacent toutefois pas les constatations nécessaires à la preuve de l’affichage réglementaire du panneau.
Des études de commissaires de justice (ex-huissiers) telles que Lexelium peuvent employer ces technologies pour des constats immobiliers ou de chantier, lorsque leur utilisation répond à un besoin précis.
Le constat d’affichage est-il obligatoire ?
Non. Le constat réalisé par un commissaire de justice n’est pas une obligation réglementaire générale.
En revanche, l’affichage de l’autorisation sur le terrain est obligatoire, sous réserve des exceptions prévues par les textes.
L’intérêt du procès-verbal réside dans la conservation de preuves matérielles concernant les conditions d’affichage.
Selon l’article 1er de l’ordonnance du 2 juin 2016, les constatations matérielles du commissaire de justice font foi jusqu’à preuve contraire, sauf en matière pénale.
Que se passe-t-il si le permis de construire n’est pas correctement affiché ?
Un affichage absent ou irrégulier peut avoir des conséquences sur le point de départ du délai de recours des tiers.
L’article R. 600-3 du Code de l’urbanisme prévoit néanmoins une limite particulière aux contestations, liée à l’achèvement de la construction ou de l’aménagement.
Ces règles peuvent être affectées par des situations particulières, notamment selon la nature de l’autorisation et du recours exercé.
Le constat d’affichage contribue donc à documenter les conditions matérielles dans lesquelles le panneau était présent sur le terrain.
FAQ : constat d’affichage de permis de construire
Combien de constats faut-il faire pour un permis de construire ?
Aucun nombre précis de constats n’est imposé. Plusieurs passages, souvent trois, peuvent être organisés pour documenter l’affichage à différentes dates.
Un constat d’affichage empêche-t-il les voisins de contester le permis ?
Non. Il ne supprime pas le droit de recours des tiers. Il apporte des éléments de preuve sur les conditions matérielles de l’affichage.
Peut-on réaliser un constat pour une déclaration préalable ?
Oui. Les décisions de non-opposition à déclaration préalable sont également concernées par des règles d’affichage, sous réserve des exceptions réglementaires.
Le drone est-il nécessaire pour constater un panneau ?
Non. Les prises de vues classiques sont généralement plus adaptées à la vérification de la visibilité et des mentions d’un panneau.
Combien coûte un constat d’affichage de permis de construire ?
Le coût dépend notamment du nombre de passages, de la localisation du terrain et des modalités de réalisation des constatations.
Conclusion
Le constat d’affichage de permis de construire permet de conserver des preuves matérielles relatives à la présence et à la visibilité du panneau réglementaire.
À Lyon, des études de commissaires de justice (ex-huissiers) telles que Lexelium peuvent intervenir dans le cadre de cette mission.
Le procès-verbal contribue à documenter le respect des formalités d’affichage et constitue un élément utile en cas de contestation d’un projet immobilier.
