Piscines sur les balcons : les commissaires de justice utilisent le drone pour constater les risques

Constat par drone d’une piscine installée sur un balcon en copropriété par un commissaire de justice à Lyon

Si vous avez Instagram, Facebook ou un autre réseau social, vous avez probablement aperçu des photos montrant des piscines gonflables ou artisanales installées sur des balcons ou des toits terrasse. 

Vous pensiez avoir affaire à des photos IA ou à des montages ? Il y’en a beaucoup, mais l’étude Lexelium en constate quotidiennement en ce moment ! 

En cette période de canicule sur toute la France et en région lyonnaise, les piscines gonflables et les bassins improvisés se multiplient. Si ces installations peuvent sembler inoffensives lorsqu’elles sont placées dans un jardin, elles deviennent particulièrement préoccupantes lorsqu’elles sont installées sur un balcon, une terrasse ou le toit-terrasse d’un immeuble.

Alertés par des voisins, des conseils syndicaux ou des gestionnaires d’immeubles, les syndics de copropriété peuvent alors faire appel à des études de commissaires de justice telles que Lexelium, en région lyonnaise, afin de constater la présence de ces installations potentiellement dangereuses.

Grâce au drone et à l’orthophotographie, le commissaire de justice peut observer les parties élevées du bâtiment, mesurer les dimensions du bassin et recueillir les données nécessaires pour estimer le poids de l’eau supporté par la structure.

Des piscines installées sur les balcons pendant les fortes chaleurs

Lors des épisodes de fortes températures, certains copropriétaires ou locataires peuvent être tentés d’installer une piscine gonflable sur leur balcon ou leur terrasse.

Il peut s’agir :

  • d’une piscine pour enfants ;
  • d’une pataugeoire gonflable ;
  • d’un bassin autoportant ;
  • d’une cuve remplie d’eau ;
  • d’une bâche étanche transformée en bassin improvisé ;
  • d’une piscine installée sur un toit-terrasse.

Même lorsqu’elle paraît peu profonde, une telle installation peut représenter une charge considérable. Le danger ne vient pas seulement des dimensions visibles de la piscine, mais surtout du volume d’eau qu’elle contient.

En effet, un mètre cube d’eau pèse environ une tonne. Quelques dizaines de centimètres d’eau répartis sur plusieurs mètres carrés peuvent donc rapidement représenter plusieurs centaines de kilogrammes, voire plusieurs tonnes.

Pourquoi une piscine sur un balcon est-elle dangereuse ?

Un balcon ou un toit-terrasse est conçu pour supporter une charge définie lors de la conception du bâtiment. Cette capacité dépend notamment des matériaux utilisés, de l’ancienneté de l’immeuble, de la structure de la dalle et des calculs réalisés lors de la construction.

Installer une piscine sans connaître la charge admissible de la structure peut donc présenter un risque important.

Le poids total ne se limite pas à celui de l’eau. Il faut également prendre en compte :

  • le poids de la piscine ou de la bâche ;
  • le poids des personnes présentes dans le bassin ;
  • les accessoires et équipements ;
  • le mobilier installé autour de la piscine ;
  • la concentration de la charge sur une surface réduite.

Contrairement à des personnes qui se déplacent ponctuellement sur un balcon, l’eau exerce une charge importante, continue et répartie sur toute la surface du bassin.

Comment calculer le poids d’une piscine sur un balcon ?

Le poids de l’eau peut être estimé à partir des dimensions du bassin et de sa profondeur de remplissage.

La formule utilisée est la suivante :

Volume d’eau = longueur × largeur × profondeur

Puis :

Poids de l’eau = volume en m³ × 1 000 kg

Par exemple, une piscine mesurant 2 mètres de long sur 2 mètres de large et contenant 40 centimètres d’eau représente :

2 × 2 × 0,40 = 1,6 m³ d’eau

Le poids de l’eau est donc d’environ :

1,6 × 1 000 = 1 600 kg

Cette piscine fait ainsi peser environ 1,6 tonne sur le balcon, sans compter le poids de la structure gonflable, des équipements et des personnes présentes dans le bassin.

Dimensions du bassinProfondeur d’eauVolume estiméPoids de l’eau
1,50 m × 1,50 m20 cm0,45 m³450 kg
2 m × 2 m30 cm1,20 m³1 200 kg
2 m × 2 m40 cm1,60 m³1 600 kg
3 m × 2 m50 cm3 m³3 000 kg

Une profondeur de 30 centimètres représente déjà environ 300 kg d’eau par mètre carré. Avec 40 centimètres d’eau, la charge atteint environ 400 kg par mètre carré, avant même d’ajouter le poids des occupants.

Le constat de piscine sur balcon par drone

Depuis la rue ou les parties communes d’un immeuble, il est souvent difficile d’observer précisément une piscine installée sur un balcon élevé ou sur un toit-terrasse.

Le bassin peut également être dissimulé derrière un garde-corps, un brise-vue, une pergola ou de la végétation.

Le constat de piscine sur balcon par drone permet au commissaire de justice d’observer ces zones difficilement accessibles sans pénétrer dans le logement concerné et sans exposer une personne à un travail en hauteur.

L’intervention peut notamment permettre de constater :

  • la présence d’une piscine ou d’un bassin improvisé ;
  • son emplacement exact sur le bâtiment ;
  • sa longueur et sa largeur ;
  • son emprise au sol ;
  • sa hauteur apparente ;
  • son niveau de remplissage ;
  • la présence éventuelle de personnes dans le bassin ;
  • des écoulements d’eau ;
  • des fissures ou désordres visibles sur la structure.

Le drone est ainsi un outil technique au service du commissaire de justice. Les observations et les images recueillies peuvent être intégrées au procès-verbal de constat.

Quel est l’intérêt de l’orthophotographie ?

Une photographie aérienne classique permet de visualiser la piscine, mais les effets de perspective peuvent rendre les mesures imprécises.

L’orthophotographie consiste à réaliser plusieurs prises de vue aériennes, puis à les corriger et à les assembler afin d’obtenir une représentation précise et mesurable de la zone observée.

Elle permet notamment de déterminer :

  • les dimensions du bassin ;
  • sa surface ;
  • son emprise exacte sur le balcon ;
  • sa position par rapport aux murs et aux extrémités de la dalle.

Associées à la profondeur de l’eau, ces données permettent d’appliquer la formule de calcul du volume et d’estimer le poids du bassin.

L’orthophotographie ne pèse donc pas directement la piscine. Elle fournit les mesures nécessaires pour calculer la quantité d’eau présente et la charge correspondante.

Comparer la charge de la piscine à la résistance du balcon

Le constat de piscine sur balcon par drone permet d’estimer la charge exercée par le bassin. Il ne permet toutefois pas, à lui seul, de déterminer précisément le poids maximal que peut supporter la structure.

La charge admissible du balcon ou du toit-terrasse doit être recherchée dans les documents techniques de l’immeuble, tels que :

  • les plans de construction ;
  • les notes de calcul ;
  • le dossier des ouvrages exécutés ;
  • les documents du constructeur ;
  • les rapports techniques disponibles ;
  • l’étude réalisée par un ingénieur structure.

Les mesures obtenues par orthophotographie peuvent ensuite être rapprochées de ces données techniques. Un professionnel du bâtiment peut alors déterminer si la surcharge présente un danger pour l’ouvrage.

Une preuve objective pour les syndics de copropriété

Lorsqu’un syndic reçoit un signalement, de simples témoignages ou des photographies prises depuis la rue peuvent ne pas suffire pour établir précisément la situation.

Le recours à une étude de commissaires de justice permet de disposer d’un constat daté, détaillé et objectif.

Ce procès-verbal peut être utile pour :

  • demander le retrait immédiat de la piscine ;
  • rappeler les règles applicables dans la copropriété ;
  • informer le propriétaire ou le locataire concerné ;
  • saisir l’assureur de l’immeuble ;
  • solliciter l’intervention d’un ingénieur structure ;
  • démontrer l’existence d’une situation potentiellement dangereuse ;
  • engager une procédure lorsque la situation persiste.

Le règlement de copropriété peut par ailleurs encadrer ou interdire certaines installations sur les balcons, les terrasses et les parties communes à jouissance privative.

Même en l’absence d’une interdiction spécifique, aucun occupant ne doit faire un usage de son lot susceptible de compromettre la sécurité du bâtiment ou de causer des dommages aux autres copropriétaires.

Des risques qui ne se limitent pas à l’effondrement

La présence d’une piscine sur un balcon ne présente pas uniquement un risque de surcharge structurelle.

Elle peut également provoquer :

  • des infiltrations dans les appartements inférieurs ;
  • une dégradation de l’étanchéité ;
  • des écoulements sur la façade ;
  • une détérioration des revêtements ;
  • l’apparition de fissures ;
  • un débordement vers les parties communes ;
  • la chute d’accessoires ou d’équipements ;
  • des nuisances pour les autres occupants.

Une vidange brutale peut également libérer plusieurs centaines de litres d’eau en quelques instants, avec des conséquences importantes pour les logements situés en dessous.

L’absence de fissure ou de déformation visible ne signifie donc pas que l’installation est sans danger.

Lexelium intervient en région lyonnaise

Face aux signalements qui se multiplient pendant les périodes de fortes chaleurs, des études de commissaires de justice telles que Lexelium, en région lyonnaise, peuvent être sollicitées par les syndics, les conseils syndicaux et les copropriétés.

Le recours au drone permet d’observer les balcons, les terrasses et les toitures difficiles d’accès. L’orthophotographie permet ensuite d’obtenir des mesures précises et de fournir les données nécessaires à l’estimation du volume et du poids de l’eau.

Le constat de piscine sur balcon par drone transforme ainsi un simple signalement en une preuve objective et exploitable. Il permet aux copropriétés d’agir rapidement, avant l’apparition de dommages matériels ou la survenue d’un accident.

Une piscine a été signalée sur un balcon ou un toit-terrasse ?

Lorsqu’une piscine, une bâche remplie d’eau ou un bassin improvisé est installé en hauteur, il est préférable de ne pas attendre l’apparition de fissures ou d’infiltrations.

En région lyonnaise, l’étude Lexelium peut intervenir afin de constater la situation par drone, mesurer l’installation grâce à l’orthophotographie et fournir les éléments utiles à l’évaluation de la charge supportée par le bâtiment.

FAQ – Piscines sur les balcons et constats par drone

Peut-on installer une piscine gonflable sur un balcon ?

L’installation d’une piscine gonflable sur un balcon est fortement déconseillée sans vérification préalable de la charge admissible de la structure. Le règlement de copropriété peut également interdire ce type d’équipement. Même une petite piscine peut représenter plusieurs centaines de kilogrammes une fois remplie.

Pourquoi une piscine sur un balcon est-elle dangereuse ?

Le principal danger vient du poids de l’eau. Un mètre cube d’eau pèse environ une tonne. Une piscine remplie sur seulement quelques dizaines de centimètres peut donc exercer une charge très importante sur la dalle du balcon, à laquelle s’ajoutent le poids du bassin et celui des occupants.

Comment calculer le poids d’une piscine installée sur un balcon ?

Le calcul repose sur le volume d’eau contenu dans le bassin :

Longueur × largeur × profondeur d’eau = volume en m³

Il suffit ensuite de multiplier ce volume par 1 000 pour obtenir le poids approximatif de l’eau en kilogrammes. Par exemple, un bassin de 2 mètres sur 2 mètres rempli sur 30 centimètres contient 1,2 m³ d’eau, soit environ 1 200 kg.

Qu’est-ce qu’un constat de piscine sur balcon par drone ?

Le constat de piscine sur balcon par drone permet au commissaire de justice d’observer et de documenter une installation située en hauteur ou difficilement visible depuis le sol. Les images recueillies permettent notamment de constater la présence du bassin, son emplacement, ses dimensions et son niveau de remplissage apparent.

À quoi sert l’orthophotographie dans ce type de constat ?

L’orthophotographie permet de corriger les déformations liées à la perspective et d’obtenir une représentation mesurable de la zone observée. Elle aide à déterminer avec précision la longueur, la largeur et la surface du bassin. Ces données peuvent ensuite être utilisées pour estimer le volume et le poids de l’eau.

Le drone permet-il de connaître le poids exact de la piscine ?

Le drone ne mesure pas directement le poids de la piscine. Il permet de relever ses dimensions et d’estimer sa profondeur de remplissage. Le poids de l’eau est ensuite calculé à l’aide d’une formule. Le poids du bassin, des équipements et des personnes doit également être pris en compte.

Qui peut demander un constat de piscine sur un balcon ?

Un constat peut notamment être demandé par un syndic de copropriété, un conseil syndical, un copropriétaire, un bailleur ou toute personne ayant un intérêt à faire établir la réalité de la situation. En région lyonnaise, des études de commissaires de justice telles que Lexelium peuvent intervenir avec un drone.

Que peut faire un syndic après le constat ?

Le procès-verbal de constat peut permettre au syndic de demander le retrait du bassin, de rappeler les règles de la copropriété, de prévenir l’assureur ou de solliciter l’avis d’un ingénieur structure. Il peut également servir de preuve si une procédure doit être engagée.

Comment connaître la charge maximale supportée par un balcon ?

La charge admissible dépend de la conception et de l’état du bâtiment. Elle doit être recherchée dans les plans de construction, les notes de calcul ou les documents techniques de l’immeuble. En cas de doute, l’intervention d’un ingénieur structure ou d’un expert du bâtiment est recommandée.

Quels sont les autres risques liés à une piscine sur un balcon ?

Outre la surcharge de la dalle, une piscine peut provoquer des infiltrations, une dégradation de l’étanchéité, des écoulements sur la façade, des dégâts dans les logements inférieurs ou une vidange brutale de plusieurs centaines de litres d’eau.

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